// bosse.
Archives pour octobre, 2010
Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
19/10/10
Lu dans le 20minutes à midi :
« Le gouvernement ne fera plus aucune concession sur la réforme des retraites. Qu’importe le niveau de mobilisation. Qu’importe le nombre de lycées bloqués ou de stations-service fermées. Plus rien ne bougera jusqu’au vote final du texte au Sénat, qui devrait avoir lieu jeudi soir. Alors, à quoi sert la mobilisation ? »
Ben oui, bonne question. Une réponse évidente serait de ne plus rien faire, puisque c’est peine perdue. Ça s’appelle baisser les bras, c’est plutôt naze, mais savoir abandonner quand quelque chose est impossible, c’est aussi du bon sens.
En même temps, ça a toujours été le discours du gouvernement, de dire qu’ils vont mener à bien leurs réformes quoi qu’il arrive. D’un côté, ça prouve qu’ils ont une certaine motivation, disons, mais d’un autre, ça prouve que l’idée même du projet de loi était à revoir. Quand il y a des grèves comme ça, ils devraient se remettre en question. Mais bon, c’est une question d’argent, alors évidemment qu’ils veulent pas lâcher le morceau.
Mais dire aussi froidement que « plus rien ne bougera jusqu’au vote final », malgré les manifestations, c’est quand même vachement risqué. Parce que du coup, le tas de français qui était contre cette loi, même s’ils ne luttaient pas activement, même s’ils se contentaient de suivre l’actualité, eh bien ils se rendent compte qu’il n’y a plus aucun discours possible avec le gouvernement. Ces hommes qu’on a élus, et qui ne veulent rien entendre. Oui, entendre, écouter ce que proposent d’autres, des solutions plus justes que cette loi faite à la va vite, que j’aurai pu trouver tout seul, élaborée par l’UMP.
« Comment ? Des alternatives ? Meilleures ? Mais quoi donc ? Et qui donc ? » Eux.
Oui, étonnant hein. La droite rabâche sans cesse que la gauche « est bien mignonne de critiquer, mais ne propose pas d’alternatives ». Le pire, c’est que plein de gens y croient. Ils pensent que la droite est un moindre mal comparé à des partis qui n’ont pas d’idées, pas de programme, pas de projets. Bien sûr, quand on ne se renseigne jamais, quand on ne va pas voir plus loin que le bout de son nez, c’est facile de penser ça. Mais dès qu’on a quelqu’un qui s’y connaît en face, on se fait démonter. Alors il ne reste plus que la mauvaise foi, et on sort promptement de la conversation.
C’est risqué de dire que sous aucun prétexte, la loi ne bougera. Ça désespère les gens. Ça radicalise le mouvement. Comme le dit le 20minutes, par cette méthode, le gouvernement veut forcer le durcissement du mouvement, afin de reconquérir l’opinion publique. Car oui, en allant loin, on pourrait le faire fléchir, le gouvernement. Mais les mots qu’il emploie, « Le gouvernement ne fera plus aucune concession sur la réforme des retraites », ces mots signifient « montre moi ce que tu as dans le ventre, peuple, je n’ai pas peur », enfin, un peu
. Alors oui, un Mai 68 est possible, mais les français sont, je pense, vachement plus résignés qu’à l’époque. Moi aussi, ça me ferait chier. Mais je me dis qu’attendre deux ans pour voter, c’est long. Mais c’est démocratique.
Sauf que voilà, les manifs, les grèves des transports, ça emmerde les gens qui bossent, c’est obligé. Alors il y à ceux qui font l’effort de comprendre l’enjeu, qui se désespèrent de l’entêtement du gouvernement, qui mettent un post-it « aller voter » sur leur frigo. Et ils y a ceux qui se contentent de lancer des insultes vis à vis des grévistes, style http://stoplagreve.com. Les casseurs, ça, ça énerve tout le monde. Alors il y a ceux qui se disent que c’est le fléau récurrent des manifestations, et qui réagissent intelligemment, comme les partis et syndicats qui veulent prendre soin d’intégrer les lycéens au cortège de façon à les protéger des éventuels casseurs. Et puis il y a ceux qui se disent qu’au fond de chaque manifestant, de toute façon, il y a un casseur, car le manifestant veut par nature foutre la merde dans le pays et prône l’anarchie.
Oui, il y a des cons partout, et le pire, c’est que certains s’expriment vachement, ils sont sûrs d’eux, les bougres. Faut dire que certains ont un très large audimat, grâce à leur poste haut placé.
Forcer le mouvement à se durcir, puis médiatiser l’énervement des gens face aux grèves des transports, aux manifs, médiatiser les problèmes de casseurs, plutôt que médiatiser les solutions alternatives au problème du coût des retraites, plutôt que médiatiser des gens énervés face à l’attitude du gouvernement (et qui savent de quoi ils parlent, aussi), et hop, la population (celle qui regarde la télé, du moins) se dit que ouais, franchement, ces manifestants font de la merde.
Si poursuivre le mouvement se résume à ça, et si arrêter le mouvement se résume à… eh bien, abandonner, alors, oui, qu’est-ce qu’on fait, maintenant ? On attend 2012 ?
Stop la grève.
16/10/10
Je viens de regarder une petite vidéo qui tourne en ce moment sur facebook :
Pourquoi une mobilisation lycéenne ?
envoyé par stop_la_greve. – Regardez les dernières vidéos d’actu.
La légende est :
« Lorsqu’on interroge un jeune lycéen qui revendique le droit à la grève, il semble juste, sur les arguments. Un peu comme s’il n’avait aucune raison de manifester. »
Et effectivement, c’est tout à fait ça. Mais, c’est à dire que c’est pas nouveau, y’a toujours eu des manifestants qui savaient à peine pourquoi ils étaient là, et notamment des jeunes.
Par contre, quand on regarde la vidéo jusqu’au bout, on peut lire :
« La grève, c’est 1 milliard de pertes sèches pour le pays par jour. Mais c’est aussi des jours et des semaines de cours perdus. Mais c’est aussi des lycéens manipulés par des partis politiques et des syndicats. Contre les grèves, contre les blocages, rejoins le collectif Stop La Grève. »
Et là ça fait mal, quand même. On va faire un tour sur le site stoplagreve.com, pour être sûr. Sur la page de description, ils expliquent que le gréviste est « une espèce unique au monde » dont la journée consiste à « se Ridiculiser », « Revendiquer », « Rentrer ». Leurs articles développent des idées fausses comme celles selon lesquelles on travaillerai moins en France qu’ailleurs. Ils taxent un homme de « manifestant CGTiste » doublé de « gros con », oui oui. Insulter et se moquer des manifestants, voilà en gros tout le contenu que propose leur site.
Le collectif Stop La Grève est une branche de l’UNI. Je vais commencer par un truc positif sur eux, une citation :
« L’Education est un enjeu politique majeur, auquel la droite s’est malheureusement rarement intéressée. »
Bon, pour les trucs positifs, c’est tout. Faut pas s’y tromper, ils sont clairement de droite hein, c’est une association qui s’est formée suite aux révoltes de Mai 1968, car elle les désapprouvait. Probablement financé et manipulé par l’UMP derrière. Ils se sont bien gardés de dire qu’ils « enrôlaient » des lycéens, eux aussi : http://www.unilycee.com/ : « le mouvement de droite ».
Du coup, je leur ai envoyé un message, plutôt pas sympa, sur leur formulaire de contact, ça m’a fait une pause dans mes révisions.
Et merde.
15/10/10
Ce week end aurait du être incroyablement plus riche, intense, heureux et épanouissant que le précédent, puisque Nina devait me rendre visite à Lyon.
Malheureusement, elle ne viendra pas. Parce que son train ne part pas. Parce qu’il y a des grèves à la SNCF. Parce qu’il y a des grèves partout en France. Parce qu’une bonne partie des français sont révoltés et le font savoir. Parce qu’un projet de loi émanant du gouvernement leur déplait fortement. La réforme des retraites, et notamment le repoussement de l’âge légal du départ à la retraite : 62 ans au lieu de 60 ans actuellement.
On le sait, il y a de plus en plus d’inactifs par rapport aux actifs à cause du papy boom, et les retraites, ça coûte cher au gouvernement. Avec cette solution on aurait donc moins de retraités, parfait quoi.
Sauf que cette loi ne crée en aucun cas des emplois, donc à cause d’elle, les emplois qu’on laissera aux vieux de 60 ans ne seront pas libérés pour des jeunes de 20 ans.
Personnellement moi, par pur égoïsme, je dirai bien que je m’en fous de la retraite à 62 ans, si ça me permettait de voir celle que j’aime ce week end. Parce que de toute façon, si je cotise 41 ans (pour avoir ma retraite à taux plein) dès que j’ai terminé mes études (en supposant donc que je les termine en 4 ans et que je trouve par miracle un job immédiatement, et que je ne me retrouve jamais au chômage), ça m’amène à 64 ans. Et encore, d’ici là, la durée de cotisation va continuer d’augmenter (elle est calquée sur l’espérance de vie, et puis, avec le gouvernement qu’on a…).
Le truc c’est que je trouve profondément stupide qu’on oblige les vieux à continuer d’occuper un poste qu’on aurait pu offrir à un jeune. Le vieux en question, il l’attendait probablement depuis un certain temps, sa retraite. Le jeune, lui, il a besoin d’un emploi. Moi ça me ferait chier de commencer la vie active en étant au chômage. Et je vois aussi que mon père ça le fait chier de devoir prendre sa retraite à 62 ans, alors qu’il a commencé à bosser à 17 ans. Je pense aussi à tous ceux qui ont commencé à travailler vraiment tôt, et pas forcément un emploi de bureau. Il y a énormément de jobs durs, pénibles. La loi devrait s’intéresser beaucoup plus à ces personnes là.
Mais notre gouvernement s’en fout, pour lui, l’objectif, c’est d’économiser de l’argent là où il peut. Santé, éducation, retraites, etc. Par contre il balance 12 millions d’euros par les fenêtres pour Hadopi, mais ça c’est autre chose.
Pour notre gouvernement, c’est tout bénef : payer une retraite aux vieux, c’est cher ; mettre des jeunes au chômage, c’est gratuit.
Et moi, je suis contre le fait que le gouvernement pourrisse mon merveilleux week end pour ça.
Clic droit -> Uploader.
13/10/10
Linux a droit à de nombreuses critiques car on peut être amené à utiliser la console / le terminal / la ligne de commande /osef, pour réaliser certaines tâches. Ces arguments ne sont plus recevables car ce n’est en rien obligatoire, non, et je précise bien qu’on PEUT. Inversement, on fait souvent l’éloge des possibilités de personnalisation sous Linux.
Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que la plupart des programmes fenêtrés s’appuient sur des programmes en mode console pour fonctionner ! Par exemple, on peut configurer son pare feu « ufw » en console grâce à certaines commandes, ou bien utiliser « gufw », une interface graphique qui, finalement, appelle elle même ces commandes quand vous cliquez sur des boutons / cochez des cases / etc, tout simplement
.
Cet article, en fait, présente une manière de personnaliser Linux (plus précisément le navigateur de fichiers Nautilus, présent par défaut sous Gnome), tout en faisant un lien entre les commandes et les interfaces fenêtrées. C’est donc un super exemple
. Plus précisément, on va réaliser une action « clic droit sur un fichier -> uploader », et le fichier sera, en un clic, uploadé là où vous l’aurez précédemment spécifié.
Voyez le screen suivant :
En faisant « clic droit -> fspot upload » sur n’importe lequel de mes fichiers, il est automatiquement uploadé vers http://fspot.tk/files/. Ça peut être pratique
.
Pour faire ça, je me suis servi de la commande scp ainsi que de nautilus-actions.
Si vous avez un accès ssh vers un quelconque serveur, vous connaissez probablement l’utilité de la commande scp : transférer des fichiers via ssh. C’est à dire uploader/télécharger des fichiers vers/depuis ce serveur.
La commande scp s’utilise de la manière suivante en console :
scp fichier.txt user@serveur:/chemin/de/destination/
Dans le cas de mon serveur chez alwaysdata, mon nom d’utilisateur (user) est « freez », le serveur est « ssh.alwaysdata.com », et le chemin de destination désiré est /home/freez/www/files/
Ensuite, pour permettre cet upload, il faut entrer votre mot de passe, bien évidemment. Mais on peut contourner cela de façon sécurisée grâce à la manip’ très simple expliquée ici. Ainsi, la copie du fichier se fait directement après avoir entré la ligne ci dessus.
Maintenant, comment faire pour intégrer cette ligne de commande dans le menu contextuel de Nautilus ? À l’aide du programme nautilus-actions (allez-y, installez le, et lancez le avec « nautilus-actions-config-tool »).
Ce programme permet très simplement de rajouter des actions dans le menu contextuel (celui qu’on obtient avec un clic droit) lorsque l’on fait un clic droit sur un fichier. Faites donc « Nouvelle action », et remplissez-la comme ci dessous :

Bon, les seuls champs dignes d’intérêts sont « path » et « parameters » dans l’onglet Command. Dans « path », mettez le chemin complet vers la commande à lancer (ici, scp). Pour l’obtenir, faites « which <nomdelacommande> ». Dans le champ « parameters », il y à tout ce qui doit suivre le « scp », donc, si vous avez bonne mémoire, je devrais y mettre
fichier.txt user@serveur:/chemin/de/destination
ou, dans mon cas
fichier.txt freez@ssh.alwaysdata.com:/home/freez/www/files/
Sauf qu’à la place de fichier.txt, il faut mettre le nom du fichier sur lequel on a fait le clic droit… Pour cela : %d/%f
(%d/ correspond au répertoire dans lequel il se trouve, et %f au nom du fichier). Et voilà, quand vous faites clic droit -> uploader sur le fichier truc, vous lancez en fait la commande
scp /chemin/vers/truc user@serveur:/chemin/de/destination/
Et c’est la classe.
Thunderbird et mail INSA.
12/10/10
Un petit article, peut être pas le dernier, à propos de Mozilla Thunderbird, un client de messagerie plutôt pas mal (téléchargeable ici).
Mes 4 boîtes mail (deux GMail, une hotmail et une insa-lyon) sont toutes accessibles depuis le même logiciel. Il émet une notification lors de l’arrivée de nouveau courrier, et me permet de le consulter même déconnecté d’internet. On peut regarder le contenu de chaque boîte séparément, ou bien le tout est regroupé dans « courrier entrant ». Les fonctions de recherche sont très pratiques, ainsi que le gestionnaire de contacts.
Y’a surement des tas d’autres trucs (genre des modules complémentaires, ou des paramètres) super, mais perso je ne me sers que de ça. Ah, si, l’agrégateur de flux RSS, aussi.
L’interface principale ressemble à ça :
Le seul truc un peu chiant, c’est pour configurer la boîte insa-lyon, parce qu’il ne le fait pas automatiquement (contrairement aux boîtes GMail, hotmail, yahoo, etc, où là il trouve tout seul les paramètres à appliquer – port et adresse des serveurs POP3/IMAP/SMTP, etc). Voilà donc ce qu’il faut entrer comme paramètres (pour les modifier, faites édition->paramètre des comptes, et intéressez vous à votre compte insa-lyon) :
Voilà, prenez le temps de vous habituer à Thunderbird, et très vite vous pourrez lyncher les gens qui galèrent avec leurs différents webmails
Samedi midi.
9/10/10
Ouais, samedi midi. Le week end peut commencer.
C’est tellement bon, les week end : pas d’amphis, pas de TD, pas de TP. Enfin, pas cours, quoi. Parce que les cours c’est quand même chiant, sauf quand je comprends bien ce que raconte le prof, auquel cas ça peut être intéressant. Mais, c’est rare.
D’un autre côté, ça fait deux jours à tuer. Techniquement, il faudrait travailler, parce qu’on n’a pas trop trop le temps en semaine. Mais le week end on peut aussi sortir, faires des activités, et puis dormir, et manger des choses meilleures qu’au Beurk.
On peut, oui. Mais moi ça me fait culpabiliser ces trucs là, parce que je me dis que je ferais surement mieux de bosser. Sauf que c’est pas motivant. Du coup, le temps libre du week end, je le mettrai bien en semaine, moi. Parce que la semaine, c’est jouissif de finir à midi, par exemple. Tandis que le week end, bah, à midi, je me lève. Parce que le matin, pas grand chose à faire, les sites d’actualités sont vides, faut attendre lundi.
Du coup, merveilleux programme ce week end : lessive, et puis, travail, hein. Quoi ? Je sais pas encore. La physique, au hasard.
Est-ce que je déteste les vacances ? Non, j’adore.
Encore !
5/10/10
Ce titre très suggestif pour dire que je vais encore parler de Nina : non, je ne m’en lasse pas, et puis, enchaîner sur autre chose ça ferait bizarre, je sais pas, j’ai pas envie.
Nina c’est la fille que j’identifie à la femme géniale dans un film. Dans tous les films, d’ailleurs. Celle dont le héros est amoureux. Comme la blonde dans The Girl Next Door (oui, la strip teaseuse) ou dans The Island (oui, Scarlett Johansson), la brune dans Inception (oui, la folle), ou la rousse dans Spider Man (oui, la rousse !). Nina c’est aussi la fille qui fait que je ne regarde plus certaines scènes de ces films d’un oeil triste, et celle qui fait que je ne vois plus l’amour d’un oeil triste, en fait.
On pourrait même dire que Nina, c’est la fille qui m’empêche d’être triste. C’est vrai en général, mais pas absolument tout le temps. La distance fait que c’est pas toujours facile. Et puis, elle m’a déjà vu, triste, même très. Enfin, triste, parce que j’avais peur d’être triste, justement. Ça paraît stupide, un peu. Mais vraiment peur…
Une peur, une angoisse, celle de tout perdre, enfin, le plus important. Comme Frodon et l’anneau, mais dans le vrai monde. Pourtant, il n’y a pas de seigneur des ténèbres pour me la prendre, c’est juste la peur panique de la perdre. À cause de moi.
Et puis Nina c’est la seule dont je veux la confiance, complètement, mais pour ça il n’y a pas de secrets hein, il faut être irréprochable, genre parfait. Bah, s’il n’y a que ça, ok =).
Et puisqu’il paraît que ça ne fait pas de mal de le répéter : Nina, je t’aime.



