Linux

Télécommande pour PC en PHP

Sur l’android market (et surement sur l’AppStore), il y a de nombreuses applications de télécommande/remote, permettant par exemple de contrôler VLC à distance sur son ordi, ou d’autres trucs.

Le hic, c’est que déjà, ça nécessite une application sur le smartphone, en plus, souvent, il faut installer un programme spécifique sur le PC en question (et là, pas sûr qu’il existe pour Linux), et en plus, souvent, cette télécommande ne marche qu’en bluetooth ou via le réseau wifi domestique.

Voilà la mienne, compatible tout OS puisqu’il s’agit d’une page php qui exécute les actions voulues (monter/baisser le volume, mettre l’ordi en veille, lancer ou fermer certains programmes, etc, c’est à votre choix), et compatible tout smartphone ou même ordinateur puisque cette page est accessible depuis n’importe quel navigateur web. Ça peut passer par un réseau wifi domestique, mais c’est encore plus pratique de passer par Internet via Opera Unite installé sur l’ordi :)

remote

La page web accessible depuis mon mobile.

Ensuite, sur mon PC (ubuntu), je n’ai eu qu’à rajouter un fichier telecommande.php dans le dossier d’apache. Dans ce fichier, j’ai mis des liens du style :

<a href="telecommande.php?playpause">Lecture/Pause</a>

Et du code php correspondant du style :

if (isset($_GET['playpause'])) {
      system("export DISPLAY=:0.0 && sudo su fred -c 'mocp -G'");
}

Par conséquent, en appuyant sur le lien Lecture/Pause depuis mon téléphone, la commande

mocp -G

est lancée par l’utilisateur fred (moi) sur mon ordi. Il était nécessaire de passer par l’utilisateur fred dans ce cas, car c’est moi qui avait lancé le serveur mocp (qui est mon player audio. La commande mocp -G a pour effet de mettre en pause ou de reprendre la lecture d’une chanson).

Voilà deux autres exemples :

if (isset($_GET['gcolor2'])) {
      system("export DISPLAY=:0.0 && gcolor2 > /dev/null &");
}

la commande lancée est gcolor2, la partie « > /dev/null & » est nouvelle ici, elle sert à faire en sorte que la page php n’attende pas que le programme gcolor2 soit fermé pour continuer.

if (isset($_GET['killvlc'])) {
      system("export DISPLAY=:0.0 && sudo killall vlc");
}

Ici, comme c’était le cas dans mon premier exemple, le sudo est indispensable. En effet, toutes ces commandes sont lancés par apache (l’utilisateur www-data sous debian/ubuntu). Il faut donc lui conférer les droits d’administrateur pour killer les processus lancés par d’autres utilisateurs (typiquement, vlc aura par exemple été lancé par fred).

Mais comment fait www-data pour passer administrateur avec sudo ? o.O

Il faut l’y autoriser, et même l’y autoriser sans qu’il ait à entrer de mot de passe. Pour cela il faut éditer le fichier sudoers. La manipulation est expliquée ici, lisez attentivement. Par précaution, avant de modifier ce fichier, activez le compte root (désactivé par défaut sous ubuntu), sinon vous ne pourrez plus utiliser sudo en cas d’erreur :o . (Ensuite, pour re-désactiver le compte root, c’est « sudo passwd -l root »)

La ligne à rajouter dans sudoers est du style :

www-data ALL=(ALL) NOPASSWD:ALL

Attention, cette version de la ligne autorise www-data à exécuter absolument n’importe quelle commande en root et sans mot de passe : ne laissez aucune faille dans vos pages php.

Une dernière chose à faire pour que apache puisse lancer des programmes graphiques : lancez la commande

xhost local:www-data

dans un terminal. EDIT : Et faites en sorte qu’elle s’exécute au démarrage ! En plus de cela, comme on l’a vu, il est nécessaire d’écrire « export DISPLAY=:0.0 && » dans le code php, pour la même raison.

Voilà, ce sont ces quelques manips pour donner des droits supplémentaires à www-data et ces quelques conditions en php qui permettent de réaliser cette télécommande aux possibilités infinies :)

Après pour rendre cette page accessible par Opera Unite, il suffit d’y installer l’application Web Proxy et de choisir comme dossier de partage le dossier www d’apache.

Maintenant vous pouvez impressioner vos collocs en montant le son et en changeant la chanson de votre pc depuis vos toilettes. Et puis c’est pratique le soir après un film, quand le pc est loin… « Fermer VLC » -> « Mettre en veille ».

Tout en un.

Il est de notoriété publique que Jordan préfère la console aux interfaces graphiques. Le genre de mec chiant que quand les développeurs se cassent la tête pour faire des trucs instables et user-friendly, lui, il ose critiquer ;) .

Étant donné qu’entre différentes distrib’, parfois, on ne trouve pas les mêmes interfaces / raccourcis / logiciels, mais toujours la même console, il m’a semblé intéressant de tout de même creuser de ce côté, au cas où je quitterai Ubuntu pour autre chose.

Et c’est comme ça que je suis retombé sur screen et moc.

MOC, c’est un player audio en console : vous pouvez naviguer dans vos répertoires ou vos listes de lecture intuitivement, les contrôles habituels sont tous présents, la recherche est super intuitive et pratique (comme avec less, vim ou htop), moc peut enchaîner les morceaux aléatoirement, et, bonus, en appuyant sur ‘q’ pour quitter, le démon ne se termine pas et la musique continue :) .

Screen, son utilité, c’est plus ou moins de donner le pouvoir de ce ‘q’ à tout ce que vous faites en console. Je ne vais pas réinventer la roue et faire un tuto là dessus : l’idée, simple, c’est que vous lancez des consoles « virtuelles » dans une console. Cette console virtuelle, cette « session screen » (on peut en avoir plusieurs) contient donc plusieurs commandes en cours d’exécutions : par exemple, un tunnel ssh actif, moc, htop. En faisant Ctrl-a puis d, vous quittez screen et tout ce qu’il contenait, mais sans terminer leur exécution, comme le ‘q’ de moc, donc.

Pour tout récupérer, « screen -r », et c’est joué.

Pour les plus geeks, c’est amusant de voir tout ce qu’on peut faire en console : lire des musiques, des vidéos (en ASCII, oui :P ), des pdf, écrire des documents, naviguer dans ses dossiers et ses fichiers, aller sur internet, télécharger des fichiers, faire du peer-to-peer, lire et écrire des mails… Mais bon, quand même, Firefox et Thunderbird, pour ça, je m’en passerai pas ^^

La LMDE.

On est bien d’accord, LMDE = « Linux Mint Debian Edition » et non « La Mutuelle Des Étudiants », hein. Sinon, j’aurai juste mis LMDE.

Linux Mint, c’est cette distribution de GNU/Linux basée sur la célèbre Ubuntu, à laquelle elle rajoute l’intégration de codecs audio et vidéo (lecture des mp3, des DVD, etc), flash et java préinstallés, pour un système parfaitement utilisable dès l’installation. Le Gestionnaire de Logiciels à la sauce « App Store » est aussi très bien fait, le menu « Démarrer » (ahem) très complet lui aussi. Et quelques bricoles en plus.

Évidemment, Ubuntu, c’est déjà très user-friendly, c’est à dire très orienté grand public, habitué à Windows. Et Linux Mint va encore plus loin sur ce chemin là, et c’est une bonne chose pour ceux qui n’ont pas envie de se casser la tête et qui veulent un système qui fonctionne bien dès l’installation.

Parce que honnêtement, sous Windows, pour avoir un truc fonctionnel, il faut installer VLC, iTunes ou autre, Firefox ou autre, Flash, Java, MSN, la suite office en général (ou openoffice), un antivirus, un logiciel de compression, un lecteur pdf, voire pour certains, Thunderbird ou Outlook, Skype, CCleaner, un anti-spyware, un client ftp, un éditeur de code, un logiciel de peer to peer, un logiciel de traitement ou de retouche d’images, etc.

Sous Ubuntu, déjà, il y a beaucoup de logiciels pré installés. Et sous Mint, c’est simple, il y a tout ce que je viens de citer (enfin, pas d’antivirus, pas besoin sous GNU/Linux). Ah non, pas skype, tiens. Mais c’est pas compliqué, vous lancez le gestionnaire de logiciels, et ensuite c’est comme dans l’app store :

Bon… évidemment, j’ai pas cité toutes les améliorations faites dans Linux Mint, mais disons que j’ai dit le principal.

Ubuntu est actuellement critiquée par de nombreux utilisateurs pour les choix faits par la société qui l’édite (Canonical), et par rapport à la philosophie de cette dernière. Disons que les prochaines versions d’Ubuntu apportent des changements un peu radicaux par rapport aux autres distributions GNU/Linux, et que Canonical suit un chemin jugé un peu trop « mercantile », « égoïste », etc.

C’est là que certains utilisateurs se tournent vers Linux Mint, qui ne prévoit pas d’introduire ces changements tout en gardant une base Ubuntu, et même davantage simplifiée.

Il serait temps de faire un lien avec le titre de l’article, non ?

Oups.

Dans la voie de la connaissance de son système GNU/Linux, il est courant de s’initier via des distributions grand public (type Ubuntu, Fedora, OpenSuse, Mandriva) pour se tourner ensuite vers des distributions plus « utilisateur avancé », que sont Debian, CentOS, Gentoo ou ArchLinux, par exemple.

Et là encore, Linux Mint est de la partie, via Linux Mint Debian Edition.

La philosophie de LMDE est de ressembler un maximum à la version standard de Linux Mint (c a d avec tout un tas de logiciels, l’espèce d’app store, flash, java & cie), mais en ne reposant plus sur la base Ubuntu traditionnelle, mais directement sur Debian ! (ah oui, pour rappel, Ubuntu est elle même basée sur Debian). Plus précisément sur Debian testing, c’est à dire que les logiciels sont suffisamment stables pour ne pas être restés dans Debian unstable, et plus à jour que les versions des logiciels de la Debian stable.

Une autre particularité de LMDE : cette distribution est en rolling release, comme ArchLinux. Autrement dit, votre système est toujours à jour, vous n’êtes pas sur une version A, attendant une version B, contrairement à Windows (… puis XP puis Vista puis Seven puis …) ou Ubuntu (… puis 10.04 puis 10.10 puis 11.04 puis …). Ça évite donc d’avoir une grosse erreur lors de la mise à niveau du système puisque justement, il n’y a pas de mise à niveau, le système est continuellement maintenu à jour par le biais des mises à jour des différents logiciels qui le composent. Cela dit, il faut donc faire davantage attention lors de la mise à jour de ces logiciels, notamment le noyau, le serveur graphique (X.org), etc.

Personnellement, je reste sous Ubuntu tant que j’ai pas vraiment le temps de voir si je peux avoir le même environnement de travail sous LMDE, mais à terme, je changerai peut être, car la combinaison « prêt à l’emploi » + « Debian testing » + « rolling release » me paraît alléchante.

script/démon au démarrage sur Ubuntu.

Je  veux lancer un script python au démarrage, ce script étant un démon puisque ne se terminant jamais.

Pas moyen d’y arriver, que ça soit :

  • en utilisant les standards /etc/init.d/, les rdX.d/, update-rc.d, tels que décrit ici
  • en faisant sale, et en le mettant dans /etc/rc.local
  • en faisant le fainéant, avec Système -> Préférences -> Applications au démarrage.

Ça me fait furieusement penser a mes anciens problèmes avec cron, en ayant pourtant zoné sur les forums.

Le problème avec cron avait été contourné dans mon script python qui lançait une requête, puis faisait une pause d’une minute, et bouclait ainsi à l’infini. Mais comment lancer ce script ?

Bref, une fois de plus j’ai du contourner. Après avoir tenté des choses très très sales dans mon ~/.bashrc, j’ai finalement découvert ~/.config/autostart, qui contient les fameux Système -> Préférences -> Applications au démarrage. Il m’a suffit de copier un des scripts présents et de l’adapter bêtement, et ça fonctionne.

Par contre, pas moyen de faire la même chose pour conky, il se lance bien, mais ne s’affiche pas..

En tout cas, j’apprend des trucs, et puis, ça fait un bien fou de résoudre des problèmes résistants, bien plus que quand ça marche tout de suite ;) . Pas autant de bien que la perspective renforcée de voir Nina à Lyon l’an prochain, cela dit =).

Action.

Parfois il ne s’agit pas de réfléchir à l’action qu’on souhaiterai entreprendre, il s’agit de l’effectuer, sans quoi la période de réflexion précédent l’action n’aboutit à rien. C’est le cas des révisions. Il s’agit de faire une IE et de voir ce qu’on ne sait pas faire, et de revoir le cours en conséquence, etc. Il ne s’agit pas de se dire « je devrais bosser ». Pourtant, je devrais bosser, après tout, j’ai des objectifs importants mais viables à atteindre.

En général la période de cours et celle où je vois Nina ne se mélangent pas : ce fut l’inverse l’autre week end, et ça m’a donné la merveilleuse impression que le rêve s’intégrait à la réalité. Je veux ça. D’où le besoin de travailler, d’ailleurs.

EDIT (eh oui, le risque de laisser trainer des billets entamés..) : Il semblerait que quoi que je fasse, il y ai des chances pour que jamais ce rêve ne vienne s’intégrer à ma vie à Lyon…

Je parlais aussi de Python dans le dernier article. Des nouvelles du RPG ? Absolument pas. Peut être, un jour. En attendant j’ai installé grub-customizer, qui est vraiment génial car il détecte les OS présents sur le disque dur et crée les entrées correspondantes dans grub.cfg (pour GRUB 2, donc). Ainsi donc j’ai encore réduit la partition primaire de Windows, augmenté la partition étendue, créé une nouvelle partition logique (/dev/sda8) en ext4, et j’y ai installé debian (tout le / dans /dev/sda8 donc, et le grub de debian y compris). Mais ubuntu, c’est quand même bien. Sinon, en python, j’ai fait un petit script qui met mon ip à jour sur cette page. Et d’ailleurs c’est marrant, on peut laisser ses scripts python tourner sur le serveur du cipc ;) .

Clic droit -> Uploader.

Linux a droit à de nombreuses critiques car on peut être amené à utiliser la console / le terminal / la ligne de commande /osef, pour réaliser certaines tâches. Ces arguments ne sont plus recevables car ce n’est en rien obligatoire, non, et je précise bien qu’on PEUT. Inversement, on fait souvent l’éloge des possibilités de personnalisation sous Linux.

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que la plupart des programmes fenêtrés s’appuient sur des programmes en mode console pour fonctionner ! Par exemple, on peut configurer son pare feu « ufw » en console grâce à certaines commandes, ou bien utiliser « gufw », une interface graphique qui, finalement, appelle elle même ces commandes quand vous cliquez sur des boutons / cochez des cases / etc, tout simplement :) .

Cet article, en fait, présente une manière de personnaliser Linux (plus précisément le navigateur de fichiers Nautilus, présent par défaut sous Gnome), tout en faisant un lien entre les commandes et les interfaces fenêtrées. C’est donc un super exemple ;) . Plus précisément, on va réaliser une action « clic droit sur un fichier -> uploader », et le fichier sera, en un clic, uploadé là où vous l’aurez précédemment spécifié.

Voyez le screen suivant :

En faisant « clic droit -> fspot upload » sur n’importe lequel de mes fichiers, il est automatiquement uploadé vers http://fspot.tk/files/. Ça peut être pratique :) .

Pour faire ça, je me suis servi de la commande scp ainsi que de nautilus-actions.

Si vous avez un accès ssh vers un quelconque serveur, vous connaissez probablement l’utilité de la commande scp : transférer des fichiers via ssh. C’est à dire uploader/télécharger des fichiers vers/depuis ce serveur.

La commande scp s’utilise de la manière suivante en console :

scp fichier.txt user@serveur:/chemin/de/destination/

Dans le cas de mon serveur chez alwaysdata, mon nom d’utilisateur (user) est « freez », le serveur est « ssh.alwaysdata.com », et le chemin de destination désiré est /home/freez/www/files/

Ensuite, pour permettre cet upload, il faut entrer votre mot de passe, bien évidemment. Mais on peut contourner cela de façon sécurisée grâce à la manip’ très simple expliquée ici. Ainsi, la copie du fichier se fait directement après avoir entré la ligne ci dessus.

Maintenant, comment faire pour intégrer cette ligne de commande dans le menu contextuel de Nautilus ? À l’aide du programme nautilus-actions (allez-y, installez le, et lancez le avec « nautilus-actions-config-tool »).

Ce programme permet très simplement de rajouter des actions dans le menu contextuel (celui qu’on obtient avec un clic droit) lorsque l’on fait un clic droit sur un fichier. Faites donc « Nouvelle action », et remplissez-la comme ci dessous :

Bon, les seuls champs dignes d’intérêts sont « path » et « parameters » dans l’onglet Command. Dans « path », mettez le chemin complet vers la commande à lancer (ici, scp). Pour l’obtenir, faites « which <nomdelacommande> ». Dans le champ « parameters », il y à tout ce qui doit suivre le « scp », donc, si vous avez bonne mémoire, je devrais y mettre

fichier.txt user@serveur:/chemin/de/destination

ou, dans mon cas

fichier.txt freez@ssh.alwaysdata.com:/home/freez/www/files/

Sauf qu’à la place de fichier.txt, il faut mettre le nom du fichier sur lequel on a fait le clic droit… Pour cela : %d/%f :) (%d/ correspond au répertoire dans lequel il se trouve, et %f au nom du fichier). Et voilà, quand vous faites clic droit -> uploader sur le fichier truc, vous lancez en fait la commande

scp /chemin/vers/truc user@serveur:/chemin/de/destination/

Et c’est la classe.

HTC Legend <3.

Passer d’un Nokia 5140 à un HTC Legend, ça fait tout drôle. Peut être parce que le Nokia faisait ce qu’on attendait d’un téléphone portable en 2005, tandis que le Legend fait ce qu’on attend d’un smartphone en 2010.

Déjà le truc est hyper connecté. Je prend une photo et paf je peux la mettre sur facebook ou flickr. Je peux aller sur msn, facebook, twitter, n’importe où, n’importe quand. Il me notifie quand je reçois des sms, bien sûr, mais aussi des mail.

Il prend des photos dignes de l’appareil que ma soeur m’avait refilé, fait baladeur mp3, clé usb. En fait, non, mieux que clé usb, puisqu’il y a le bluetooth. Ah et puis avec les applications de l’Android Market, il fait aussi serveur FTP. Et client FTP, SSH et VNC d’ailleurs.

Il me dit la météo qu’il fera demain, ma liste de choses-à-faire (étrangement vide en ce moment). L’heure qu’il est, oui, mais ça le Nokia le faisait :p.

J’attends quand même le jour où le sms, le mms et le mail seront unifiés. Quand tout sera regroupé sous le nom de « message », quoi. Parce que pour l’instant on cantonnait le sms au téléphone et le mail au PC. Seulement parfois on n’a accès qu’à l’un des deux et pas l’autre. J’attends aussi le jour où les services de VoIP genre Skype seront dans tous nos matos, et qu’on paiera des prix dérisoires, voire rien, pour se parler.

Bon en fait, j’attends surtout le jour où tout sera relié à Internet, même mon stylo, et qu’on aura une interface unifiée pour gérer tous nos objets, toutes leurs IP(v6 !), toutes les données qu’ils envoient et s’échangent. Sans passer forcément par chez Google, si possible =s.

Mais en attendant, mon nouveau téléphone me fait déjà faire un grand bond dans le présent ;) .

Article powered by GNU/Linux.

 » – Fred, pourquoi tu fais ton relou, pourquoi t’as pas Windows comme tout le monde ?

- Nan mais je l’ai Windows, c’est juste que je m’en sers pas, vu que j’ai ubuntu. Enfin si une fois j’en ai eu besoin pour télécharger le pilote Wifi que j’avais malencontreusement supprimé sur Linux. Et puis sinon j’ai Windows XP en machine virtuelle, comme ça je peux le lancer dans une fenêtre depuis ubuntu. Mais bon, en fait, je m’en sers pas non plus. »

Alors pourquoi diantre j’utilise ubuntu (une version de Linux), si j’ai Windows ? Pour me la péter avec les effets graphiques de compiz et de cairo dock, déjà ;) . Ça y fait avec les filles. Je pense.

Avantages

  • Customisation (les effets graphiques rentrent là dedans)

Avant tout, si je devais dire pourquoi moi j’ai fait ce choix, c’est pour la « customisabilité » de Linux. On peut tout modifier, on peut faire ce qu’on veut de son OS. Ou on peut tout laisser par défaut, bien entendu, mais ça perd un peu de son charme. Par exemple, moi, j’ai installé un dock pour remplacer les barres des tâches. Personnalisé le thème. Installé et configuré gnome-do (un lanceur multifonction, super pratique). Changé quelques raccourcis clavier (c’est plus Alt-F4 pour quitter, mais Ctrl-Q, Alt-S pour minimiser, Ctrl-Espace pour lancer un terminal, Windows-Espace pour firefox, Windows-W pour faire un exposé des fenêtres, etc). Édité le menu principal, ainsi que le menu contextuel de l’explorateur de fichier (sous Windows, vous avez « Clic Droit -> uploader » ou « Clic Droit -> convertir en .mp3″, vous ?). J’ai aussi rajouté une tâche planifiée qui s’exécute toutes les minutes, pour mettre à jour mon IP sur un serveur distant.

  • Installations de logiciels

Pour installer un logiciel, on lance un joli programme dédié, qui contient une énorme base de données de logiciels. On recherche celui qu’on veut (ou on tape un mot clé genre « navigateur » si on veut chercher tous les navigateurs disponibles), on clique sur installer, et c’est bon, on peut l’utiliser, il est correctement intégré à votre système. On peut facilement étendre la base de données de logiciels pour qu’elle en contienne encore plus (en rajoutant des dépôts). Par exemple, j’ai rajouté le dépôt de Mozilla pour avoir la toute dernière version de Firefox (actuellement la 3.7 alpha 6).

  • Mises à jour

Les mises à jour c’est important, vous le savez sûrement. Pour profiter des dernières améliorations des logiciels, pour combler les failles de sécurité, et les bugs. Sous ubuntu il y a un joli programme qui met à jour l’intégralité de votre système, de vos pilotes et de vos logiciels, en un clic. Quand on vient de Windows, on trouve ça énorme :) . Imaginez que depuis Windows 98 et Microsoft office 97, à force de mises à jour par ce simple bouton, vous soyez arrivé à Windows 7 et office 2010. C’est mieux que Windows update hein ;) .

  • Le choix

Ça rejoint un peu les parties au dessus : on a la possibilité de customiser son système car on a vraiment le choix dans les logiciels qu’on installe. Par exemple sous Windows 7, les effets graphiques c’est Aero. Vous pouvez le désactiver si vous voulez. Mais pas le remplacer. En effet le gestionnaire de fenêtre (le programme qui gère le comportement des fenêtres, déplacement, redimensionnement, effets graphiques, barres des boutons, styles) est unique, alors que sur Linux y’en a des tas. Sous Windows, vous naviguez dans vos dossiers avec le programme explorer.exe. Sous Linux, vous avez le choix. Nautilus, Konqueror, Dolphin, etc. Internet Explorer est mauvais, vous êtes bien content d’avoir le choix, la possibilité d’en utiliser un autre, sous Windows ? Ben c’est valable pour tout le reste, et c’est pour ça que même si on garde le choix par défaut, même si on trouve que trop de choix ça fait un peu peur, un peu brouillon, en fait c’est bien, d’avoir le choix. La diversité entraîne une concurrence qui booste la qualité des différentes alternatives.

  • La sécurité

Il paraît qu’il y à pas de virus sur Mac. Enfin, quasiment pas. Et c’est vrai. C’est pareil pour Linux. Les deux systèmes sont basés sur UNIX, et gèrent les permissions mieux que Windows. Les dépôts de base de tous vos logiciels sont des sources totalement fiables. Les logiciels ont leur code source ouvert, la moindre faille de sécurité est plus rapidement repérée et corrigée. De plus, Windows étant le plus répandu, les virus ont plus d’impact sur lui et y sont donc plus rentables pour leurs créateurs. Les antivirus sous Linux, ça ne se fait pas, c’est comme ça. Enfin ça peut servir si votre machine sert de serveur mail et que vous voulez bloquer les pièces jointes infectées pour éviter que vos pauvres clients sous Windows le deviennent ;) .

  • Voilà pour moi.

Voilà en gros pourquoi j’utilise Linux, personnellement.D’un côté, je peux le personnaliser et lui donner la classe :D . D’un autre, ça m’épargne les trucs chiants de Windows, en fait. Je perds pas de temps à installer un antivirus, un antispyware, CCleaner, à les mettre à jour, ainsi que tous mes autres programmes, à défragmenter, à rechercher un logiciel sur google, à redémarrer mon pc sous prétexte que j’ai installé un bête programme, à formater parce que Windows est devenu trop lent.

Ce sont mes raisons, mais pas celles de tout le monde. Certaines personnes attachent avant tout un intérêt au fait que ce soit un système libre. C’est vrai que ça compte (lisez cet article qui dit pourquoi, je le trouve excellent, et pas très long ;) . J’adore les analogies. Ici, entre l’importance du logiciel libre et l’importance de la démocratie). Certaines personnes, selon leurs besoins, vont aussi s’attacher au fait qu’il peut fonctionner sur une variété de matériels bien plus grande que Windows, qu’il respecte votre vie privée, qu’il dispose de certains logiciels n’existant pas sous Windows, qu’il puisse être beaucoup plus léger que Windows, qu’il soit gratuit, installable a volonté, etc. On a pas mal de qualités qui sont la conséquence du fait que ce soit un logiciel libre.

Inconvénients

Linux a aussi des inconvénients. Pour certains, l’inconvénient, c’est qu’il ne soit pas identique à Windows. Ils trouvent que chaque différence est une défaite pour Linux. Mais comment Linux peut il être une alternative, comment peut il être meilleur, si son but était d’être identique à Windows ? Ce n’est pas le but. Pour d’autres, l’inconvénient est l’habitude de Windows. Mais ça, ce n’est pas la faute de Linux ;) . Il faut le temps de prendre ses marques, c’est sûr. De même pour les logiciels qu’on avait l’habitude d’utiliser sous Windows et qu’on doit remplacer par des alternatives sous Linux.

  • Logiciels Windows

Quand on tient réellement à un logiciel qui n’existe que sous Windows, on ne peut pas passer à Linux ! Certes il existe des moyens d’éxecuter des programmes Windows sous Linux, mais c’est pas toujours possible ni bien fonctionnel. C’est notamment un problème pour les jeux vidéos : ils sont quasiment exclusivement destinés à Windows. On peut jouer sur Linux (de mémoire il doit y avoir UT 2004, Neverwinter Nights, Trackmania, Urban Terror, Teeworlds, et plein plein de petits jeux inconnus ou style solitaire, tetris, pacman, pong, démineur, sudoku, etc. Il y aura bientôt Steam, aussi), mais pas aux derniers jeux à la mode. Donc pour les gamers, c’est mort. Pour les fans de Photoshop, aussi. Pour ceux d’iTunes, Spotify, de la suite d’Adobe, de Microsoft Office, etc, pareil. Quand on ne veut absolument pas d’une alternative, c’est impossible :/.

  • Pilotes récents

Autre chose : quand j’ai installé ubuntu, tout mon matériel fonctionnait. Pas de problèmes de pilotes. Alors que sous Windows j’aurais du utiliser les CD de pilotes, ou alors j’aurais été dans la merde et bon à tout rechercher sur Internet. Cependant, si vous avez du matériel tout récent, il y a des risques que les pilotes pour Linux n’existent pas encore ! Ce n’est pas la faute aux développeurs Linux, qui font ce qu’ils peuvent pour mettre a disposition un pilote rapidement. C’est la faute aux vendeurs de ce matériel qui publient par exemple un pilote non-libre pour Windows, et Windows uniquement.

The End.

Voilà, j’avais dit que je ferais un article sur pourquoi Linux pwnd Windows. En fait j’ai fait un article sur pourquoi moi je l’utilise. Parce que bon, c’est pas que c’est mieux en tout point. C’est différent. Et la différence, la diversité, le choix, c’est bon ! Je laisse quelques liens pour poursuivre la lecture sur le sujet :

* Article rédigé depuis un PC sous Linux, et diffusé depuis un serveur sous Linux. En espérant que vous le lisiez depuis une machine sous Linux ;)

htop

Vous aimez la commande top parce qu’elle est par défaut simple, pratique et efficace, vous aimez ps aux parce qu’on peut faire un grep dessus et donc une recherche facilement, vous aimez pstree parce qu’il affiche l’arborescence des processus, vous aimez gnome-system-monitor malgré tout, parce que même s’il est toujours en tête de la consommation CPU il est tout beau tout cliquable, genre trier par consommation CPU/RAM -> clic droit -> kill.

Alors vous aimerez htop (présent dans les dépôts Debian) :

  • Il est en console, mais il y a de la couleur, ça roxx :)
  • Il se présente comme top par défaut (liste actualisée des processus /% CPU), en un peu plus stylé quand même.
  • On peut se déplacer avec les flèches haut et bas dans les processus.
  • k : on kill (tapez sur ‘k’ puis ‘<enter>’)
  • + et – pour renice.
  • / : rechercher.
  • t :  vue en arborescence.
  • P/M : trier par %CPU / %MEM.
  • Et pas mal d’autres : pour ça, ‘h’, l’aide :)
  • Puis q pour quitter.

Je vous laisse faire un alias top=’htop’ maintenant ^^.